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Toutes les facettes de nos sociétés sont en pleine mutation. Continuellement, nous découvrons de nouvelles technologies qui s’immiscent dans nos vies de manière si subtile que nous ne nous rendons même plus compte de leur présence. Elles permettent de nous simplifier la vie en nous offrant de nouveaux services que nous n’aurions pas pu imaginer et se montrent très utile dans tous les domaines professionnels possibles et imaginables. Tout cela, au point où elles pourraient très certainement, dans un futur proche, remplacer bon nombre de nos tâches. On peut donc se demander à quel point les technologies prendront une place importante dans les différents métiers que nous occuperons ? Avec leur présence, qu’en sera-t-il de nos futures conditions de travail? Vers où allons-nous évoluer ?

Comme dit plus haut, on remarque que l’automatisation des processus métiers progresse au fil des années. D’abord, ce sont les grandes firmes qui en profitent et démocratisent des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle en est le bon exemple. Bien entendu, nous ne parlons pas encore d’intelligence „humaine“, douée d’une conscience propre et unique. Mais, l’intelligence artificielle actuelle, même basique, telle que nous la connaissons, possède une capacité et une rapidité de calcul qui ne cessent d’augmenter. Capable de corréler un nombre gigantesque de données et d’en tirer des résultats, cette intelligence peut, si utilisée correctement, réduire de manière considérable nos tâches les plus laborieuses. Le risque étant ici de faire en sorte de ne pas lui transmettre nos mauvais schémas.

On peut se souvenir par exemple du processus RH d’Amazon basé sur l’IA qui, par des biais humains dissimulés dans sa logique, était plus que sexiste. Elle écartait systématiquement les candidatures féminines (Le Big Data , 2018). Ce biais était dû au fait que toutes les IA sont basées sur un nombre colossal de données que nous avons créées avec nos propres biais et nos propres logiques humaines qui peuvent être injustes. Les intelligences ne font que recopier ces logiques à grande échelle. Sachant cela, on se rend compte de l’importance de toujours laisser l’humain au centre des décisions. Car ce n’est que lui qui peut avoir la capacité de s’interroger sur sa propre logique. Les IA sont certes un appui mais ne peuvent cependant pas remplacer l’Homme.

Cependant, on ne peut douter que cette automatisation à grande échelle engendrera très certainement, au fil des années, une diminution de la charge de travail par être humain. On voit déjà dans les supermarchés apparaître les self-checkouts au détriment des caisses traditionnelles. Bientôt, seules quelques personnes suffiront à superviser l’entier d’un magasin. Mais que deviendront les autres employés ? Ou iront-ils travailler ?

Certains disent, qu’à force d’automatisation, nous n’aurons besoin de travailler qu’une quinzaine d’heures par semaine. Le rêve ! Mais comment nous financer ? Notre salaire horaire augmentera-t-il ? Aurons-nous un salaire de base universel ? Les compétences requises sur le marché du travail deviendront-elles de plus en plus poussées afin de gérer au mieux toutes ces technologies ? Y aura-t-il une « élite » qui possèdera les compétences techniques nécessaires à la gestion des nouvelles technologies ? Cela, au détriment des autres domaines d’activité professionnelle (santé, sociale, etc.) ?

Ce tournant et ces questions, nous allons le voir, le vivre et nous les poser. Seul l’avenir sait comment les choses se dérouleront. Témoin ou acteur du changement, les défis qui devront être réalisés nous impacteront tous de près ou de loin. Restons donc alertes face aux décisions cruciales qui se prendront dans les années à venir et gardons un œil critique et ouvert face à ces problématiques !

Merci pour votre lecture !!

Si le sujet vous intéresse, deux documentaires de la chaîne Arte détaillent ces enjeux sous toutes les coutures :

  • „Gagner sa vie“, série documentaire interactive de Margaux Missika & Yuval Orp. Interrogation sur le rapport au travail et à l’argent. Le revenu de base, une idée pas si saugrenue…
  • „Travail, salaire, profit“, série documentaire de Gérard Mordillat & Bertrand Rothé. Décorticage du capitalisme: son passé, présent et futur.

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