Les start-ups ne font que de proliférer ces 10 dernières années, surtout en Suisse. Le classement mondial selon l’indice de l’innovation classe aujourd’hui la Suisse en tête de liste, même devant les USA ! Selon ce constat, il est intéressant de comprendre ce qui définit la réussite d’une start-up au niveau individuel ? Dans un pays comme la Suisse, où la capacité de lancer et créer un concept est mis en avant, comment les nouvelles entreprises suisses font-elles pour percer et perdurer ? La concurrence en Suisse en terme d’innovation étant beaucoup plus importante que nulle part ailleurs, comment trouver des investisseurs ? Comment vendre son idée ? Comment bien s’entourer pour la faire naître et prendre vie ?

Voici les quelques conseils mis en avant par Linkeys pour réussir :

Premièrement, il faut une idée et pas n’importe laquelle ! Une idée vendeuse, une idée avec du potentiel ! En effet, qui peut se vanter aujourd’hui d’avoir découvert un concept innovant, une idée innovatrice ? Là est la base du lancement d’une start-up : Avoir la bonne idée, au bon moment, qui répond aux besoins d’une grande partie de la population et qui peut faire évoluer celle-ci d’une certaine façon. En effet, beaucoup d’idées innovatrices se lancent sans pour autant apporter une plus-value concrète au public cible. Par exemple, les lunettes connectées de Google étaient certes une idée plus qu’intéressante, futuriste même : Adieu les téléphones ! Cependant, le public n’y a pas trouvé son compte, bien au contraire… Cette idée n’a pas fonctionné parce que les gens en avaient même peur. L’idée d’être espionné au travail en a refroidit plus d’un. Le fait de ne pas savoir lorsqu’on est filmé a suscité chez certains une réelle crainte par rapport à la place que prennent les nouvelles technologies au niveau de la surveillance dans nos sociétés. Big Brother man ! De plus, l’esthétisme du produit n’était pas non plus des plus beaux : Avoir une espèce d’antivol au coin de l’œil était loin d’être glamour à la James Bond… Constat : Avoir, en fin de compte, une idée même innovatrice et pointue ne peut pas trouver preneur si on n’y accorde pas la recherche adéquate en termes de besoins, de peurs, de risques et de comment le public va y être réceptif. Il faut aller sonder l’avis des gens, comprendre si notre idée leur apporte réellement une plus-value et c’est seulement à partir de ces conclusions qu’il faut lancer ou non son idée. Mais l’idée ne fait pas tout, bien au contraire…

Second point : les collaborateurs. Lorsqu’un vit une idée, lorsqu’on veut la voir prospérer et lui donner toutes ses chances, il faut s’entourer de gens qui soient tout autant motivés. Il faut insuffler sa motivation et sa vision à ses collaborateurs. « 1 + 1 = 11, et ça c’est beau ! » Ensemble, on forme un tout, une équipe, une vision. Il faut pouvoir se motiver et vivre l’expérience ensemble. Chacun doit participer à sa manière pour créer une alchimie et une envie de grandir ensemble.

Ensuite, vient bien sûr le financement. Certes moins glamour et cheesy, il faut l’avouer, et pourtant au centre de toutes les préoccupations. Trouver des partenaires qui croient en nous, qui sont prêts à nous aider, à nous faire confiance, à se mouiller avec nous, là réside la motivation et l’espérance d’une réussite. Lorsque le monde extérieur croit aussi à notre concept, à notre équipe et nous encourage à continuer, alors on va de l’avant, on prend confiance et on avance dans la bonne direction. Bien entendu, présenter uniquement l’idée auprès des investisseurs ne suffit pas. Il faut leur montrer son sérieux, sa réflexion au- delà de la surface propre à l’idée. Montrer que le projet tient la route, qu’il peut prendre forme très rapidement dans le temps et atteindre des objectifs fixés en amont, qu’ils soient opérationnels et/ou financiers. Pour ça, des sondages, des études, des prévisions, etc. peuvent être faits. Plus on montre aux investisseurs du sérieux, du travail, de la réflexion, plus ils peuvent par la suite nous accorder leur confiance et les financements nécessaires.

Vient ensuite le facteur chance. Ce facteur comme son nom l’indique n’est pas vraiment définissable, ni prévisible. Il intervient aux travers de tous les points présentés dans l’article. La chance de trouver les bons collaborateurs, d’être le premier avec son idée, d’avoir des investisseurs qui sont attentifs au bon moment à nos demandes. La chance de trouver un lieu de travail au bon endroit, la chance des rencontres fortuites, des réflexions au bon moment. Parfois, autour d’un simple afterwork se posent des questionnements et des idées qui n’auraient jamais eu lieu ailleurs… Dur à dire si on a de la chance ou non, il suffit d’attendre et d’observer les résultats, de vivre et de ne pas trop compter sur elle. Si elle apparaît, elle apparaît. Bien entendu, la chance, seule, ne fait rien. Elle ne vient que soutenir des efforts. Sans effort la chance n’existe pas.

Parlons maintenant du business model. Le business model, c’est la façon dont on va s’intégrer à l’économie locale, nationale ou encore internationale. C’est la façon dont on va s’intégrer au tout déjà existant. C’est la manière dont on décide de faire participer les différents acteurs du marché par rapport à notre idée. Là encore, il faut voir ce qui a déjà été fait, ce qui peut être fait, comment le faire etc. Il faut vivre avec son temps pour choisir correctement le bon business model. Mais il faut surtout faire attention aussi à anticiper le futur ! Des business models sont très vite éphémères, sans possibilité d’évolution. Tout ça doit être pris en compte pour choisir l’approche la plus judicieuse pour toucher un public dans une époque donnée, dans un contexte particulier, dans un marché particulier.

Nouveau point à prendre en compte : La communication. Une idée ne doit pas prospérer qu’au sein même de l’entreprise. Elle doit se faire connaître du plus grand nombre. Non seulement pour que tout le monde sache qu’elle est déjà prise et en plein développement mais aussi parce que sans les autres nous ne sommes rien. En communiquant, on ne met pas en avant seulement notre idée mais toutes les personnes, institutions, partenaires, collaborateurs qui y ont participé. On leur donne une place de choix, on les promeut, on les met en lumière et on les valorise. La communication permet cela. Beaucoup trop de start- ups négligent la communication, ne valorisant que l’idée. Au contraire, il faut mettre en avant l’idée à travers une communication qui suscite de l’intérêt et qui donne une réelle personnalité à l’entreprise. Une entreprise doit continuellement forger son image et en être maître.

Dernier point : Le travail fourni. Sans labeur, pas de fruit. Une idée ne se construit pas d’elle-même : on la façonne, on la polit, on la travaille, on la sculpte au fil du temps pour qu’elle mette en avant tout son potentiel. On s’entoure des bonnes personnes pour la faire prospérer et c’est en travaillant ensemble main dans la main, dans un esprit de collaboration que les choses se mettent en place. À travers tous les autres points mentionnés, se déroule un travail qui pour certains sera acharné. Des heures de réflexion, des weekends au travail, des rêves submergés par son idée. Tout ça forme un tout, un labeur qui, au final, offre le plus beau des fruits : Le plaisir de ce long voyage vers la réussite entrepreneuriale.

Merci beaucoup pour votre lecture et n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux ou à lire les prochains articles à paraître !

Linkeys vous souhaite à tous une très belle journée et on espère qu’on aura pu vous donner quelques pistes pour qu’à votre tour vous entamiez ce voyage fantastique que représente la création d’une start- up ! Des bisous !

Kéren Bagnoud